Dans ma valise, mon sac de travail ou de courses, glissade bienvenue dans une fiction aux petits oignons, et décontraction des paupières estivales...

L’été, c’est la bonne occasion pour relire des mangas pleins de bienveillance, se lancer dans un thriller palpitant, frétiller devant l’amour débordant de nobles personnages ou se fendre la poire devant une joyeuse comédie. Préambule bidon : les mangas se savourent à tout moment.

Cette année-là

Un vol direction Tokyo, ça vous branche ? Voyage au Japon et saut dans le temps. Retour en 1996. Karen, héroïne de Ivre du Japon, a 26 ans. Elle vit à Paris et travaille comme directrice technique pour une chaîne de télé. Ses collègues l’incitent à prendre des vacances amplement méritées. Karen se dit que oui, des vacances seraient bienvenues. Ses collègues l’imaginent s’envoler pour les Etats-Unis. Mais Karen ne veut pas du tout partir aux USA. Elle choisit le Japon, un peu comme ça. Pourquoi pas ? Personne ne comprend sa décision. Pourquoi le Japon ? Qui va au Japon en 1996 ? Tant pis ou tant mieux pour Karen : son billet est pris. Elle partira 5 semaines au Japon.

Ivre du Japon, les origines

Ivre du Japon (私はカレン、日本に恋したフランス人 / Watashi wa Karen, Nihon ni Koi Shita Furansuhito / Je suis Karen, Française tombée amoureuse du Japon) est un manga de Jean-Paul NISHI, l’époux de Karyn Nishimura. C’est elle, « Karen ». L’histoire rejoint la réalité ou la réalité se raconte dans l’histoire. Ivre du Japon est sorti en 2019 chez la Shodensha (Japon) et en 2021 chez Kana (France).

Rendez-vous à Ikebukuro

Êtes-vous déjà allé au Japon ? Comment s’est passée votre première expérience ? Casanière jusqu’au fond de l’os, je suis restée blasée lors de mon atterrissage à Haneda. Blasée, ou plutôt pragmatique. Prendre la valise, passer les contrôles, chercher un taxi… il pleuvait, ce jour-là. Et donc ? Direction l’appartement à Ikebukuro. Le taximan était très sympa. Il me présentait les quartiers que nous traversions.

Après quelques mois passés à apprendre le japonais, Karen arrive à Narita un beau jour d’été… et là, c’est le choc des cultures, la grande découverte, le saut dans l’inconnu. La rencontre avec la culture japonaise fut tellement marquante que l’héroïne décide de retourner au Japon. Elle met en place son projet, profite de ses congés pour repartir… L’intérêt de la jeune femme pour les nouvelles technologies l’amène naturellement à se tourner vers les inventions japonaises. C’est ainsi qu’elle poussera la porte des ministères, des journaux… la passionnante suite est à découvrir dans le manga.

Ivre, mais avec les pieds sur terre (il fallait l’écrire)

Certain.e.s pensent encore que le « rêve japonais » est irréalisable. Tout dépend du rêve. Entre un voyage de deux semaines et une immersion de deux ans, il y a dix mondes…

Le voyage touristique est, a priori, l’option « la plus simple » à envisager. Si vous avez la nationalité d’un pays ayant signé une convention d’exemption de visa avec le Japon, vous pourrez rester 3 mois au Japon sans visa.

Il vous faudra un visa pour tout projet supérieur à 3 mois (PVT, études, travail…), quelle que soit votre nationalité. Comme Karen, une bonne option (si vous avez le budget^^ ) est de partir en touriste, histoire de tâter le terrain avant le grand saut. Certain.e.s tentent la grande aventure dès leur première virée japonaise (comme moi). Le pari est risqué, mais les choses peuvent très bien se passer. Au fond, tout dépend de votre personnalité, de vos bases : niveau de Japonais, économies au départ, débrouillardise, etc.

Opération motivation

Conseil banal, mais ô combien difficile à mettre en œuvre, surtout lorsque, effectivement, les embuches viennent compliquer les choses. Poser les bonnes bases (avec quoi partez-vous) aide à prendre du recul, pour mieux partir. Etudes, expérience professionnelle, niveau de japonais, niveau de motivation… J’insiste sur l’apprentissage de la langue, passage obligé pour tout voyage. Ne vous reposez pas sur l’anglais ! Au Japon, on parle japonais. L’avertissement vaut même si vous partiez dans un pays anglophone : il vous faudrait apprendre l’anglais de ce pays-là. Courage, motivation, persévérance, prudence… voilà quelques outils indispensables à embarquer dans votre valise.

Les infos en plus

  • Crédit image Watashi wa Karen, Nihon ni Koi Shita Furansuhito © NISHI J.P / Shodensha (2019) 
  • Ivre du Japon : éditions Kana
  • Générique du podcast et effets sonores : Zapsplat.com 

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