Préparez vos serviettes humides.

Voyager au Japon

Vous avez peut-être déjà voyagé au Japon. Ou peut-être êtes-vous en pleins préparatifs pour votre voyage au Japon. Avant toute chose, vous l’avez certainement remarqué : les prix ont grimpé. Le contexte international difficile explique en grande partie ces augmentations de tarifs.

Voyager dans un monde en crise

Tout d’abord, la réouverture des frontières japonaises (le 11 octobre 2022) s’est accompagnée d’une hausse vertigineuse des prix des billets. Peut-être aviez-vous acheté vos billets avant les annonces de réouverture des frontières. Dans ce cas, vous gardez vos billets à des prix bien plus compétitifs que ceux achetés après les annonces de réouverture. Il était cependant difficile de se projeter à une époque où le monde vivait dans l’incertitude.

La crise sanitaire a plombé les économies ; même si l’on en parle quasiment plus, ses conséquences se font toujours sentir. À cette crise s’ajoutent les crises énergétiques, inflationnistes, économiques. Le Japon bat des records d’inflation. +3,4 % en avril, soit une inflation supérieure aux objectifs fixés par la Banque du Japon. En début juin, Kazuo UEDA, le gouverneur de la Banque du Japon, reconnaît que l’inflation pourrait être plus élevée que prévu. Le prix des matières premières explose, la crise énergétique s’aggrave. Et bien sûr, hélas, la guerre en Ukraine…

Voyager au Japon : flambée des prix des billets d’avion

C’est tout un quotidien qu’il faut repenser. Pour aller au Japon, comptez en moyenne 2h de plus en partant depuis Paris. Soit, entre 13 heures et plus et 17 heures et plus (pour un vol avec escale).

En ce moment (prix relevés le 24 juin), comptez environ 1739 euros aller-retour pour un voyage au Japon du 18 au 31 juillet avec AirFrance en classe éco. Départ de Paris, arrivée à Haneda, puis départ de Narita pour rentrer sur Paris. Une escale à Amsterdam au retour, et aucun bagage en soute autorisé ! Vérifiez bien les détails de votre billet… Pour avoir une valise de 23kg, rajoutez près de 50 euros à l’aller, autant, voire bien plus au retour. Avec Japan airlines, le même séjour revient à 2385 euros. Paris-Osaka est un peu moins cher. Comptez 1403 euros aller-retour avec Air France.

Effectivement, on a connu meilleur moment pour réserver ses billets d’avion. Mieux vaut ne pas s’y prendre à la dernière minute.

Été au Japon et records de températures

Enfin, vous y êtes. Après moult péripéties, vous voici au Japon. Avez-vous prévu des vacances dans la très chaude capitale japonaise ? Préférez-vous vous reposer dans les sources thermales de la belle Kaga, au sud de la préfecture d’Ishikawa ? Allez-vous chercher la fraîcheur à Horonobe, ville du nord de Hokkaido ?

Certes, les étés japonais sont connus pour être particulièrement chauds et humides. Mais le réchauffement climatique fait augmenter les températures, bien avant la saison annoncée de l’été. Le 1er juin, l’Agence météorologique japonaise (JMA) révèle que le pays a connu son printemps le plus chaud depuis le début des relevés météo (en 1898). Un phénomène qui risque de se répéter dans les temps. Plus tôt, en avril, l’Asie du Sud et du Sud-Est ont connu une vague de chaleur inédite, avec, dans certaines régions, des températures dépassant les 45 degrés. L’an dernier, c’était le Japon qui subissait une canicule sans précédent, avec des températures record de 40° à Tokyo.

Inutile de dire que les conséquences peuvent être dramatiques. On pense bien sûr aux personnes fragiles. Si tout le monde est concerné, la vigilance est redoublée pour les plus vulnérables. Voyager au Japon en été reste tout à fait possible, bien entendu. Retenez qu’habituellement, les étés au Japon sont chauds et humides. Ils riment donc aussi avec des précipitations qui peuvent être abondantes.

Chaud et humide

Pour avoir vécu deux étés au Japon, je confirme qu’humidité et chaleur rendent la respiration parfois pénible. Imaginez respirer dans un four bien chaud. On a parfois cette impression, surtout dans les villes comme Tokyo, Kyoto ou Osaka. Soit, les villes les plus prisées par les touristes. Déjà fortement peuplées (surtout Tokyo ; le gouvernent cherche d’ailleurs à désengorger sa capitale) elles saturent littéralement quand vient l’été. Lors du premier voyage, je n’avais rien ressenti de particulier (hormis la chaleur étouffante, bien entendu). J’avais entrepris le classique parcours Osaka, Kyoto, Nara (il m’a manqué Kobe !).

L’affaire des pieds sacs d’eau

Pour le deuxième voyage, travail oblige, j’étais principalement sur Tokyo. Avec quelques promenades à Saitama, la préfecture voisine, et sa paisible Nagatoro, commune du district de Chichibu. Outre la fatigue, j’ai subi un gonflement de pieds particulièrement impressionnant, allant jusqu’à attaquer mes célèbres mollets d’athlète. J’avais le bas des jambes et les pieds comme deux énormes sacs remplis d’eau. Quelles acrobaties pour les rentrer dans les chaussures ! Les tongs n’étaient pas autorisées au travail… Seul remède efficace : bas de contention, que je n’avais pas, pensez-vous! et position jambes en haut, tête en bas, assez peu pratique pour travailler, je vous l’accorde.

Incapable de marcher correctement, je dandinais en journée, entre couloirs et bureaux. Je me ramassais le soir, suppliant des yeux pour avoir une place assise, subissant un trajet interminable, empaquetée avec mes semblables, travailleurs, voyageurs d’un jour, pour quarante minutes de métro surchauffé, ou plus si affinités. Je sortais dans la nuit avec des pieds gonflés et mous incapables d’en supporter davantage, qui me traînaient tant bien que mal, car nous n’allions tout de même pas nous échouer sur le trottoir… Cette épisode de rétention d’eau me laissa un bien vif souvenir.

Découvrir, voyager, se réjouir

En été, au Japon, rendez-vous, si cela est possible, vers les destinations un peu moins prisées des touristes. On peut trouver d’autres bulles de fraîcheur un peu partout au Japon, et même dans Tokyo. Dans les petits coins de Nakano (à part le complexe pop-culture Nakano Broadway… quoiqu’à mon époque, il n’était jamais bondé), il y a déjà moins de monde. Pour une pause culturelle, pensez au centre culturel Nakano zero. Théâtre, concerts, expositions… c’est la cité artistique de Nakano. L’été au Japon, c’est aussi la saison des festivals, des fêtes populaires, les fameux matsuri. De nombreuses activités en plein air sont proposées un peu partout ; occasion de découvrir le pays autrement.

Voyager au Japon : les infos en plus

Kanpai

Aomori ringo (en japonais)

Mairie de Nakano – Nakano ZERO et autres centres culturels

Podcast

Générique de fin et de début : Hands of the wind, de Manuel Delsol 🙂

Crédit image : moi-même © Asa Forever !

Description de l’image : Tokyo, quartier Ikebukuro, non loin de la station Ouest. Le matin, très tôt, temps ensoleillé, un bus se dirige vers la station Ouest.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.Les champs obligatoires sont marqués *