Précédemment dans PLUTO CODE IA

Hommage à Astro Boy (Tetsuwan Atomu en VO), l’un des mangas phares de TEZUKA Osamu, Pluto (URASAWA Naoki) est un manga en 8 tomes édité chez Kana (qui édite également Astro Boy). L’anime est disponible sur Netflix.

Code Japan – The Price of Wishes est un drama japonais de 10 épisodes réalisé par MORI Junichi, KIMURA Hisashi, et YOSHIKAWA Yuta. Il est scénarisé par SAKAI Masaaki et YAMADA Yoshitatsu. Les excellentes musiques sont l’œuvre de KANNO Yugo. Le générique est signé UVERworld. SAKAGUCHI Kentaro (Tokyo tarareba girls…) incarne le policier NINOMIYA Minato prêt à tout pour découvrir la vérité. Il sera épaulé par Shiina Kazuki (SOMETANI Shota) et Miyake Saki (HOTTA Mayu). Le jdrama est disponible gratuitement sur Viki.

PLUTO

Le sympathique et jovial Mont-Blanc, ancien robot soldat, est retrouvé horriblement mutilé. Sur sa tête décapitée, deux longues cornes plantées. Ce meurtre est incompréhensible. Mont-Blanc, désormais membre de la société civile, était un fervent défenseur de la paix et de l’environnement. Il était aussi l’un des sept robots les plus forts du monde. Qui aurait pu lui en vouloir ? Quelle est la signification de ces cornes plantées dans la tête ? Les robots ne sont pas les seules victimes de l’assassin. Les humains se retrouvent aussi mis en scène de façon macabre. Gesicht est dépêché sur l’enquête. Et cet enquêteur n’est pas comme les autres. C’est le robot le plus fort du monde. La vie des autres super robots est-elle en danger ? Gesicht décide d’aller prévenir ses camarades.

Un futur sans paix ?

La paix précaire instaurée dans le monde se fissure. Dirigeants et scientifiques se rassemblent pour tenter de la sauvegarder. Mais il est bien difficile de le faire, tant leurs visions sont parfois opposées. Certains accusent les robots de chercher à outrepasser leurs droits. D’autres militent au contraire pour un développement du droit des robots. En toile de fond, une guerre qui reste dans toutes les mémoires.

Un Etat peut-il s’ingérer dans un autre et semer le chaos au nom d’une prétendue liberté ? Le concept de « guerre juste » existe-t-il, et si oui, quelles sont ses limites ? Quelles motivations réelles sous-tendent certaines idées scientifiques présentées comme révolutionnaires ? Une égalité entre humains et robots est-elle possible ? Les robots pourraient-ils être plus humains que leurs concepteurs ?

La question du début de l’enquête reste en suspens : qui serait assez fort pour assassiner les robots les plus forts du monde ? Le meurtrier se trouve-t-il en dehors de ce groupe, ou à l’intérieur ?

La grande richesse de Pluto est qu’il permet plusieurs cadres et niveaux de lecture : science-fiction, géopolitique, famille… et puis il y a les femmes.

Femmes du futur

Les femmes ne sont pas là. Et quand elles sont là, c’est à des postes plus que subalternes. Celle qui sert à manger, celle qui sourit, en attendant les jours heureux ou le retour de son mari… Mais pas d’enquêtrices, pas de dirigeantes, pas de grandes scientifiques.

Deux femmes et une fille apparaissent à plusieurs reprises. Il y a tout d’abord Helena, la femme de Gesicht. Elle aussi est une androïde, qui travaille comme décoratrice d’intérieur. Douce et attentionnée, elle s’inquiète pour son mari, tourmenté par d’effroyables cauchemars… On découvre ensuite l’épouse de Brando, avec son caractère affirmé et jovial. On rencontrera également Uran, la petite sœur d’Astro, qui ressent les émotions d’une manière particulièrement forte. Hélas, ces personnages féminins, et les autres, restent plutôt en retrait, par rapport à la trame principale. La grande histoire se joue sans elles.

Un futur sans femmes ?

Ce monde présenté comme « notre futur » a fait disparaître les femmes. Ou plutôt, il les a laissées comme aujourd’hui. Or, il y avait, dans Pluto, un monde entier à construire et à penser. Les IAs et les robots sont partout. Pourquoi ne pas en profiter pour présenter un monde plus paritaire ? La série parle du droit des robots, mais reproduit des clichés sexistes. Il n’y a que des hommes, dans Pluto. Les postes de pouvoir sont détenus par des hommes. Les robots les plus forts du monde apparaissent sous des traits masculins. La série aurait été encore meilleure avec plus de femmes aux avant-postes.

Bien entendu, Pluto est un excellent manga, qui présente les robots sous un jour dramatiquement humain. Néanmoins, les femmes manquent, tant du côté des robots que des humaines. Pourquoi ne pas présenter de nouveaux modèles féminins, notamment pour les nouvelles générations ?

CODE JAPAN, THE PRICE OF WISHES

NINOMIYA Minato est un homme comblé. Le policier est fiancé à NANAMI Yuka, sa collègue, qui travaille à la scientifique. Ils vont avoir un.e enfant. Mais Yuka décède brutalement, dans des circonstances étranges.

Minato, dévasté, se retrouve vite bloqué dans son enquête. Sa fiancée est morte dans les locaux mêmes de la police, mais personne ne sait rien. Les caméras de surveillance défaillent ou ne servent à rien. Les gens jouent les tombes ou ne parlent qu’à moitié. Anéanti, le policier découvre une mystérieuse application : CODE. Elle prétend exaucer tous les souhaits. Au début, Minato croit à une mauvaise plaisanterie ou une arnaque. Mais il finit par tester l’application. Car l’enquête n’avance pas alors que l’angoisse et le désespoir font, chaque jour, plusieurs pas de géant. Qui a tué Yuka ? Ce premier souhait le plongera bien malgré lui dans les ténèbres sans fond de cet horrible CODE.

Des femmes plus ou moins présentes

Dans Code, les femmes ne brillent pas non plus par leur présence. Deux d’entre elles arrivent cependant à tirer leur épingle du jeu et s’imposent comme des partenaires efficaces. Le monde de CODE reste tout de même assez masculin. Le rôle de la fiancée manque d’envergure. C’est l’effet Tsurara.

Très cher rêve

Peut-on réellement obtenir tout ce qu’on désire ? Est-il souhaitable d’évoluer dans ce genre de monde ? CODE, c’est un peu l’aboutissement du « monde au bout du clic ». Mais beaucoup ne sauront pas gérer cette très mauvaise appli. Sans surprise, nombre d’utilisateurs vont exiger des liasses de billets. Or, à chaque vœu correspond une contrepartie. Et plus le vœu est important, plus la contrepartie l’est aussi. L’application le rappellera d’une manière bien cruelle…


A l’inverse, certaines demandes, comme celles de Minato et de Nao, semblent plus légitimes. Acculés, ils n’auraient d’autre choix que de s’en remettre à l’IA. Mais là encore, c’est un leurre. CODE ne résout rien, mais augmente les problèmes chez tout le monde. L’application CODE prétend briser le cadre de la société pour instaurer la réelle liberté. Mais en réalité, elle piège ses victimes dans une prison éternelle. La fin du drama, brutale, nous plonge dans une profonde réflexion sur ce monde que nous construisons.

Les infos en plus

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.Les champs obligatoires sont marqués *