Attention : article bourré de SPOILERS
jusqu’à la pointe des sourcils !

La fin de Levius Est

Quelques années passent. On retrouve la famille de substitution qui gravitait autour de Levius. Bill, l’ingénieur, Jack, l’oncle entraîneur (qui est vraiment l’oncle de Levius), A.J. et d’autres… mais pas de Levius. On se demande si on ne devrait pas le remplacer dans le conseil des héros. Mais ses soutiens s’y opposent farouchement, à commencer par A.J., qui l’attend. La jeune femme est dans un triste état. Les autres avancent, se marient, travaillent, font des enfants… Elle attend Levius.

Dans les dernières pages du manga, elle repense encore à son cher homme, alors qu’elle serre son bras métallique, retrouvé dans les décombres et restauré par Bill. Elle voit alors une silhouette auréolée de lumière, dans l’entrebâillement de la porte. Un visage qu’elle connaît bien, et qui lui sourit. Levius est-il revenu ? Bien sûr que non ! La dernière page ne nous laisse que peu d’espoir : le « trône » de Levius est vide.

Là ou pas

Qu’il m’est difficile de constater que la fin d’un manganime présente un héros une héroïne, porté.e disparu.e ! Dites-nous qu’il/elle n’est plus, qu’on tourne la page. Le plus triste dans le manga Levius, c’est ce dernier rebondissement de la fin, un peu trop facile : le docteur Puting puise dans ses quelques réserves, qu’on avait oublié de vider !!, pour activer l’arme fatale censée détruire la terre. Levius, qui a vaincu le dernier ennemi, se dresse contre ce nouvel adversaire. Il savait qu’il était fait pour ça : sauver le plus de personnes possible.

Certes, l’ambiance douce-amère de Levius laissait penser à ce type de fin. Un héros qui se sacrifie pour son prochain… Néanmoins, dommage que cette fin soit amenée par ce rebondissement maladroit et totalement dispensable. Et puis, il y a A.J. quelle tristesse que de voir ce personnage aussi malmené. Si Levius a trouvé sa voie, quand bien même elle le mène à la mort (disons-le !) A.J. n’a pas encore trouvé la sienne à la fin de l’histoire…

La fin de Dragon Quest

Dai est un tout jeune garçon qui vit tranquillement sur son île avec son papy Brass, un gentil monstre. Mais un jour, les puissances du mal attaquent l’île et s’en prennent à son papy ! C’est le début, pour Dai, d’une grande aventure. Une aventure qui lui fera rencontrer Avan, l’ancien héros, Pop et Maam, les apprentis d’Avan, et d’autres compagnons d’armes ou… ennemis.

A la fin du manga, Dai arrive à vaincre le grand méchant du mal. Mais alors que les gentils se réjouissent, un petit méchant que l’on prenait pour une marionnette révèle sa véritable nature. C’était lui, le cerveau de la bande. Il actionne une dernière arme pour détruire la terre (et lui avec, donc). N’écoutant que son courage, Dai fonce sur l’ennemi et s’envole avec lui. L’explosion n’a pas lieu. Mais Dai ne revient pas.

Le héros absent

Le temps passe. Les gentils attendent Dai, à commencer par ses compagnons d’armes. C’est comme dans Levius, avec une ambiance plus joviale. Les gentils sont certains que Dai va revenir. Encore une fois, ces fins où le héros/l’héroïne se perd dans le cosmos sont d’une frustration… ! Parfois, on veut juste voir la fin. On sait que le héros/l’héroïne a vaincu le méchant/ la méchante. On attend juste le retour du calme, de la joie, de la paix. Pourquoi inventer un calambour de dernière seconde ? Et pourquoi faire espérer le public avec un héros qui reviendra, reviendra pas…

Contrairement à Levius, dont la fin colle davantage avec l’ambiance (même si j’avais préféré quelque chose de clair !! Levius vivant, Levius mort, il faut choisir!), la fin de Dragon Quest laisse vraiment à désirer.

La fin de Georgie

Georgie, jeune orpheline, est recueillie par les braves Baker. Ils vivent en Australie, avec leurs deux fils, Abel et Arthur. Les garçons accueillent leur sœur… Mais ça dérape vite. Dans le manga, ça dérape dès l’enfance, car Abel, le plus âgé des frères, n’a pas compris que sœur adoptive, ça veut dire SOEUR. La mère, qui comprend ce qu’il se passe, s’énerve souvent sur Georgie. Hélas, elle s’en prend à la mauvaise personne.

L’anime a la décence de préserver l’innocence des enfants. C’est à l’adolescence que ça dérape. Certes, le mieux aurait été que ça ne dérape pas du tout.

Moult périphéries qui conduiront Georgie jusqu’à Londres. En effet, avant son départ, l’héroïne a rencontré l’aristocrate Laurent Gray (Lowell en VO) ; Laurent était en visite express en Australie, avec son amie d’enfance. C’est le coup de foudre. Presque en même temps, une nouvelle dispute entre la mère Baker et Georgie précipite le drame : la mère avoue à Georgie que cette dernière a été adoptée, et qu’elle est l’origine de la ruine familiale. Traumatisée, Georgie s’enfuit. Abel ose profiter de l’instant pour lui avouer ses sentiments. La page de l’insouciance est définitivement tournée. Georgie décide de partir retrouver Laurent à Londres.

Deux fins, deux fois “non”

La fin du manga Georgie diffère de celle de l’anime.

Dans le manga, Georgie tombe finalement amoureuse … d’Abel. On nage en plein inceste. Laurent, de son côté, aime son amie d’enfance. Bon. Georgie espère vivre la belle vie avec son frère, mais ce dernier est tué, alors qu’il allait être père… Georgie portait son enfant. De mieux en mieux. L’héroïne rentre finalement en Australie avec Arthur et l’enfant. Leur mère est morte entre temps. Le père était mort depuis longtemps.

Dans l’anime, il n’y a heureusement pas d’inceste. Georgie et Laurent s’aiment, mais ne peuvent vivre ensemble. Aucune raison particulière, car tous les problèmes ont été résolus. Mais Georgie estime que leurs familles respectives ne pourraient supporter leur union (un truc du genre…). Elle retourne en Australie avec ses frères, Abel et Arthur.

La fin de Georgie est à fuir dans le manga comme dans l’anime. L’anime a néanmoins tenté de relevé le manga, dont la morale laisse franchement à désirer. Il est grand temps de dire NON à toutes ces histoires (il y en a hélas de plus récentes), présentant des amours interdits. Car les liens par alliances sont aussi puissants que les liens du sang. Un enfant adoptif est avant tout un enfant, et intègre la famille comme les autres. Pas de différence. Georgie est donc bien la sœur d’Abel et Arthur. Donc : STOP à toutes ces histoires incestueuses, y compris les histoires qui surfent en eaux troubles.

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