Précédemment dans Deep 3.

Ne jamais abandonner

Après les galères avec les Gauchos, les galères avec les Red Pirates. Malgré une victoire qui remotive les troupes, pas de place pour l’euphorie. Déjà, d’autres puissantes équipes se dressent sur la route des Red Pirates. Parmi elles, Witch Forest, qui a bien étudié le jeu de Damian et de ses coéquipiers. L’âpre bataille commencée dans le tome précédent se poursuit dans le tome 10.

Encore une fois, ce tome de Deep 3 est un concentré de bons conseils pour se remotiver après un échec, après une série de défaites. « Ne jamais abandonner » est vraiment la phrase clé du manga. Pour rappel, le scénario est assuré par MIZUNO Mitsuhiro, qui est également journaliste sportif. Le dessin est réalisé par TOBIMATSU Ryôsuke.

Dans ce tome 10 de Deep 3, 3 phrases pleines de sagesse soulignent l’importance de ne jamais abandonner, de toujours persévérer, en comptant sur les autres, surtout dans les difficultés.

« Personne ne peut progresser seul »

Cette phrase, c’est un joueur des Witch Forest qui la lance au fougueux HATANO Allen.

Faut-il y voir une provocation ? Comment un rival peut-il donner des conseils ? Mais les rivaux sur le terrain doivent-ils toujours l’être en dehors du parquet ? Et même sur le parquet : le conseil du rival est-il obligatoirement un cadeau empoisonné ?

Effectivement, personne ne peut progresser seul, au basket comme dans la vie. Les bons conseils peuvent venir de son équipe tout comme des adversaires. Car ces adversaires ne sont pas forcément des « ennemis » au sens premier du terme. Jouer contre une équipe forte, c’est avoir une chance de progresser.

« Si j’étais du genre à abandonner à chaque fois qu’on me dit que j’ai aucune chance d’y arriver, je ne me serais jamais lancé à la poursuite de mon rêve. »

Voilà la thèse du manga (ne jamais abandonner) explicitée dans cette déclaration de Damian. Depuis son enfance, le héros de Deep 3 a connu de nombreuses difficultés. La première d’entre elles est bien entendu le racisme contre lequel il luttait au Japon, et contre lequel il continue de lutter aux Etats-Unis. Autre difficulté : sa maladie, le yips. Damian doit constamment faire ses preuves tout en supportant les moqueries et humiliations des autres. Des propos qui pourraient le pousser à abandonner. Le héros a plusieurs fois été découragé.

Difficile de toujours rester motivé, quand le monde vous hurle que vous allez échouer. C’est justement là que le combat commence. Le premier combat serait même, non pas contre ces gens qui vous dénigrent, mais contre vos propres pensées qui sont tentées d’accepter ces insultes. Dans cette lutte, Damian a heureusement souvent pu compter sur une parole bienveillante, un sourire, un soutien, pour ne jamais abandonner.

Mais attention : il ne s’agit pas ici d’exiger le dépassement de soi constant. Il y a des moments de doute, des chutes, des pleurs, des relèvements douloureux. La phrase de Damian pousse plutôt à la résilience, et à la persévérance.


« Si on désespère, ça veut dire qu’on a encore l’espoir d’accomplir quelque chose »

La dernière phrase motivante du jour est prononcée par Allen, le grand rival de Damian. Il s’agit encore d’une déclinaison de la thèse du manga : « ne jamais abandonner ». Au contact des autres, Allen apprend à canaliser son orgueil. Face aux autres équipes, il réalise qu’il n’est pas si fort… Il apprend à compter sur les autres, à recevoir les conseils des autres, à donner le meilleur de lui-même, pas pour briller lui, mais pour voir briller son équipe.

On parle souvent de « la force du désespoir », parfois, avec un peu de cynisme. Mais si le désespoir pouvait être une force ? Il l’est, assurément, si on le prend dans le sens « c’est parce qu’il n’y a plus d’espoir que je crois » « quand je suis faible, je suis fort.e ». Conclusion : on continue d’espérer. Dans les récits de sport, l’issue est souvent positive (sauf dans les mangas d’ADACHI Mitsuru). Dans la réalité, il peut arriver que malgré tous nos efforts, le résultat ne soit pas celui qu’on attendait. C’est dur. C’est d’autant plus lorsque d’autres y arrivent sans effort ou presque.

Mieux vaut être entouré, dans ces moments-là. Surmonter un ou plusieurs échecs demande du temps. L’échec ne dégrade pas notre personne. Ça ne veut pas dire qu’on est nul. On aura essayé. Il n’y a pas à avoir honte. On peut plutôt humblement reconnaître (mais ça prend du temps) qu’on a fait de son mieux.

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