Vive la céramique ! Coup de coeur pour le manga The Blue Flowers and the ceramic forest – rendez-vous à Hasami, la jolie ville des céramiques, avec Aoko et Tatsuki.

Bleu céramique

Il fait bon vivre à Hasami. La ville du Kyûshû, au sud du Japon, est connue pour ses céramiques. Aoko, 31 ans, va bientôt découvrir les fascinantes céramiques de Tatsuki. Mais il n’est pas encore là. Et elle n’en est pas encore là. Pour l’instant, Aoko rejoint son atelier en chantant. La vie est belle, les fleurs sont belles, vite, un carton à dessin pour les croquer. Un homme approche. Il fait de l’ombre. Que veut-il ? Il cherche l’atelier. C’est lui, Tatsuki, 27 ans. Tatsuki n’est pas le roi de la conversation. Il est même plutôt du genre antipathique. Mais il est beau gosse, ça suffit pour Rumi. Rumi, c’est une des collègues d’Aoko. A l’atelier, tout le monde s’appelle par son prénom et tout le monde s’entraide. C’est l’esprit famille. Tatsuki va-t-il réussir à s’intégrer ?

Veut-il seulement s’intégrer ? Il douche tout le monde en martelant qu’il ne restera qu’un an, pas plus. Il arrive tout droit de Finlande et veut seulement réapprendre les bases à Hasami. Retrouver la flamme pour réaliser ses céramiques. Et ensuite, ciao bye bye. Donc, inutile de se casser la bobinette pour lui faire une place. Il n’en veut pas. Il veut être seul. Et ne lui parlez surtout pas de porcelaine. Ça ne l’intéresse paaaas du tout. Aoko se sent insultée. La porcelaine, c’est son truc ! La peinture sur porcelaine, c’est son truc ! Tu parles d’un nouveau collègue…

Entre elle et lui

Mais Tatsuki n’est pas aussi froid qu’il en a l’air. Il peut se montrer touchant et fragile. Il est extrêmement délicat… avec les assiettes. Son truc c’est tourner les pièces, ben oui, que voulez-vous ! Aoko le surprend en train de caresser une assiette : il a boudé toute la soirée et il se planque à l’ombre pour s’ambiancer avec une assiette, quoi ! Bonjour le collègue !

Aoko, elle, est plutôt du genre tranquille. Mais sous ses airs nonchalants se cache une grande professionnelle. Cette passionnée de peinture sur porcelaine déborde d’imagination. Elle tient aussi à l’esprit famille l’atelier, et voudrait bien le partager avec Tatsuki. Elle respecte cependant son choix, mais gare à lui s’il ose pourrir l’ambiance de l’atelier !

Les deux fortes têtes auront l’occasion de croiser le fer à l’occasion du festival du printemps, évènement très important pour l’atelier. Aoko veut y vendre une nouvelle création : des soliflores, ces vases qui n’accueillent qu’une seule fleur. Il lui faut donc un vase. Tatsuki accepte de les créer… Mais on l’a dit, l’homme, n’entend que la céramique… blanche. Pas question de barbouiller ses œuvres d’art. QUOI ! Aoko a justement pensé ces soliflores en couleur ! C’est son métier, après tout, la peinture sur porcelaine. Heureusement, les deux passionnés sont adultes, et arrivent à se mettre d’accord. Ils parviennent même à apprécier les qualités de l’un et de l’autre. Et Aoko découvre une nouvelle facette de Tatsuki. C’est le Tatsuki d’avant. Il est là, sur la photo. Elle n’a pas fait exprès de tomber dessus, mais ne peut la quitter du regard. Tatsuki pouvait donc rire ?

Ambiance feel good

The Blue Flowers and the Ceramic Forest, c’est mon nouveau coup de cœur manga. Un manga signé KODAMA Yuki édité chez la Shôgakukan depuis 2018. Au Japon, la série s’appelle 青の花 器の森 / Ao no Hana Utsuwa no Mori. En France, le manga est sorti en février chez MANGETSU. 2 tomes d’un coup ! Le 3e arrive en avril. La série est terminée en 10 tomes.

KODAWA Yuki nous embarque dans la vie tranquille de Aoko et nous fait découvrir le monde de la céramique. On s’y plait vite. Les dessins sont clairs, tout est clair, paisible, lumineux. C’est vraiment très reposant. Aoko est à l’image de cette ville tranquille. Elle est chill, tranquille. Pour la confrontation autour des soliflores, par exemple : quand il est question d’exposer les vases, Aoko les dispose juste comme ça. Aucune réflexion sur la composition, les couleurs, le support. Tatsuki arrive avec deux nappes, et Aoko réalise qu’il a pensé à ça. Je me suis tellement reconnue dans cette scène… Tu fais un truc bien, et au moment de le présenter, tu foires la présentation. Tu te dis flemme, faut juste poser quoi. Faut pas juste poser, cousine !

Ce qui est chouette, c’est qu’elle reconnaît tout de suite les qualités de Tatsuki, et vice-versa. Lui aussi, il reconnaît très vite les qualités d’Aoko. D’ailleurs, il n’hésite pas à le dire haut et fort, avec une franchise qui fait rougir ! Tatsuki n’est pas du tout du tout comme ces caricatures de gars ténébreux. Il a juste les cheveux noirs. On voit bien qu’il voudrait exprimer davantage ses sentiments. Mais il se retient. Cela a-t-il un lien avec le Tatsuki rieur du passé… ?

Vivement la suite ! A moi les belles assiettes en céramique avec de jolies peintures. Attention, portefeuille…

Les infos en plus

Retrouvez The Blue Flowers and The Ceramic Forest chez MANGETSU

Générique du podcast : Hands of the wind, de Manuel DELSOL

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