Esquisses de nos cœurs en devenir, l’histoire
La rencontre entre l’artisane et l’artiste a lieu dans la salle d’arts plastiques du lycée. L’artisane, c’est SUGISAKI Kyôko, formée par son grand-père, fabricant de taiko (tambours japonais). L’artiste, c’est IBUKI Shintaro. Il rêve d’entrer à l’académie des baux-arts. Derrière son air rude, Kyôko révèle une grande bienveillance, et une douce réserve. Réserve partagée pour Shintaro, qui, néanmoins, voudrait apprendre à la connaître. Mais comment faire le premier pas sans passer pour un lourd ? Son ami Taki le rassure et l’encourage. De son côté, Kyôko aussi s’interroge. Elle est loin du modèle de féminité dont parlent les magazines, et se demande comment se rapprocher de Shintaro… Son amie Himari l’encourage. Comment la relation entre l’artisane et l’artiste va-t-elle évoluer ?
Esquisses de nos cœurs en devenir, le manga
半人前の恋人 (Hannin mae no koibito) est un manga signé KAWADA Daichi, sorti au Japon en 2023 chez la Shûeisha, et terminé en 7 tomes. En France, le titre, renommé Esquisses de nos cœurs en devenir, est disponible chez Kana.
5 bonnes raisons de découvrir Esquisses de nos cœurs en devenir
Une histoire d’art, de travail et de passion
D’un côté, le taiko. De l’autre, le dessin. Le manga met en avant deux mondes qui partagent beaucoup de points communs. Car fabriquer des taiko, c’est de l’art. Dessiner, c’est aussi de l’art. Kyôko et Shintaro se nourrissent et s’inspirent de la passion de l’autre.
Des personnages sympathiques et attachants
Esquisses de nos coeurs en devenir a tout pour devenir un très sympathique manga pansement. Le duo Kyôko/Shintaro fonctionne très bien, sans qu’on en fasse des caisses. Effectivement, c’est tout un art de raconter le quotidien tout en restant dans la simplicité et la banalité du quotidien. Exemple réussi avec Le petit monde de Machida d’ANDO Yuki. De même, KAWADA Daichi, l’auteur du manga, conte le quotidien avec simplicité et bienveillance.
Un dessin mignon
Tout en rondeur, le dessin est très apaisant. Mention spéciale aux scènes sans dialogues, où les dessins évoquent le temps qui passe. Le découpage est net, les décors sont là. On se plait à s’attarder sur les cases, à plonger dans le quotidien des personnages.
Une histoire d’amour qui s’installe doucement, simplement
S’ils sont expérimentés dans leur art, Kyôko et Shintaro ont tout à apprendre côté amour. Ils apprennent justement à se connaître. Le point fort du manga, c’est qu’on a le point de vue des deux personnages.
Un joli titre, une histoire qui appelle à croire en ses rêves
Kyôko et Shintaro sont en décalage complet avec les jeunes de leur temps. Kyôko est marquée jusque dans son corps par sa passion pour la fabrication de taiko : ses mains sont rugueuses, couvertes de cicatrices… de vraies mains d’artisane. Mais on lui a fait comprendre, depuis l’enfance, que ces mains rugueuses n’avaient rien d’attirant. Devant Shintaro, ses complexes remontent. Mais Shintaro les admire, ces mains d’artisane. Ces mains qui fabriquent de si beaux objets d’art. L’artisane et l’artiste s’encouragent à aller de l’avant, et transmettent un beau message. Tant pis si on ne rentre pas dans les cases. Tant que l’on fait ce qu’on aime.
Les infos en plus
- Crédits images : Hannin mae no koibito © KAWADA Daiki / Shûeisha (2023)
- Esquisses de nos coeurs en devenir – Kana
- Générique du podcast : Hands of the wind, de Manuel DELSOL
- Effets sonores/musiques : Zapsplat.com ; David Miles (Get the groove), Audio Hero (Yellow Cafe, Revolving Door, Fifth Avenue)


