Qui hissera la grand-voile pour partir à l’aventure avec Ace, former équipage du Spade et affronter l’étrange pyro-fruit !?

AVERTISSEMENT
Le présent article est rédigé par un individu accumulant plusieurs années de retard dans la fresque one piesque. L’individu n’a jamais été, ni un lecteur assidu, ni un téléspectateur intéressé par l’anime. Ses connaissances s’arrêtent précisément (plutôt « vaguement », pour être tout à fait honnête) à l’arc Impel Down. L’individu a bien essayé de remonter sur le navire One Piece, en vain. Il a cependant saisi l’occasion (une amie lui ayant offert le présent roman), pour tremper le bout d’un œil dans l’histoire de Ace, « la formation de l’équipage du Spade ! »

Portgas D. Ace au temps de Jadis

Bien avant le départ de Luffy vers son destin de piraterie, Ace a pris la grand-voile. Et c’est ainsi que l’histoire commence… ou se termine, pour notre pauvre narrateur – un certain Deuce – naufragé sur une île déserte. Autour de lui, le silence et les osselets. Des bouts de cadavres, des morceaux de pirates qui, comme lui, se sont laissés porter par les ailes du vent. Retour à la réalité brutale pour notre naufragé, qui ne veut surtout pas finir en sac d’os, et murmure des appels à l’aide.

Ace doit avoir une bonne ouïe. Ou alors, c’est la chance du désespéré. Deuce croise la route du jeune pirate. Ace a également échoué sur cette île. C’est, sans doute, le seul point commun qu’il partage avec le naufragé. Ça, et leur âge, peut-être. Le narrateur adolescent admire cependant la nonchalance de Ace, qui ne paraît pas tourmenté par la situation catastrophique dans laquelle ils se trouvent.

C’est que la légende dit qu’un trésor se cache sur l’île. Ace compte bien mettre la main dessus, et se faire un nom dans le cercle très select des corsaires légendaires… Encore faudrait-il qu’il y ait vraiment un trésor. Faut-il chercher ? Faut-il fuir ? L’île déserte semble un piège pour les intrépides. Rien à boire. Rien à manger. A part ces étranges fruits au goût de mort…

Ace version roman

Au commandes de ce premier roman sur les aventures de Ace, on retrouve bien entendu ODA Eiichiro , le papa de One piece. Il est accompagné par l’auteur HINATA Shou, qui signe ce premier roman. Car cette histoire est en 2 parties, publiées chez Glénat. Le premier tome du roman est sorti en 2019.

Le pyro-fruit coincé dans le gosier

Hélas, l’histoire est assez lourde. La lecture est difficile, ou alors, c’est moi qui n’accroche pas au style du roman. L’auteur a pourtant réussi a retranscrire, dans les dialogues, surtout, l’esprit comique de One piece. Je n’ai cependant jamais versé dans l’humour one piesque, que je trouve justement lourd, et assez pénible. Je n’aime pas One Piece, c’est dit ! Est-ce pour ça que je n’aime pas le roman ?

Non, au contraire. Un roman bien écrit aurait pu me réconcilier avec l’univers de la série. Un peu comme la mini-série One Piece diffusée sur Netflix. Je précise néanmoins que ma sympathie pour le drama ne me fera pas acheter les manga. Eh oui. Le traitement réservé aux personnages féminins ne me permet pas de lire sereinement la série.

Cette « transcription » de l’humour one piesque en mots manque de finesse. La qualité n’est hélas pas au rendez-vous, et nuit à la lecture. Le vrai point positif est que l’on creuse le passé de Ace. Ses jeunes années de pirate, la formation de son équipage (c’est le titre), et bien sûr, sa rencontre avec le pyro-fruit.

Qu’est-ce qui coince dans le roman, alors ? Tout, ou presque. Les fans ont de bonnes chances d’apprécier cette variation sur One piece. Je crains néanmoins qu’il ne soit taxé de roman de seconde zone. Les romans dérivés de la pop culture sont pourtant des œuvres littéraires à part entière. Et comme partout, il y a du bon et du moins bon. Mais il ne faudrait pas intenter un mauvais procès au large univers du light novel. L’aventure continue ! Avec d’autres récits, alors. Je m’arrête ici pour le roman de Ace. Le tome 2, sorti en mars 2020, restera sur l’île déserte.

Les infos en plus

Retrouvez le roman en deux parties chez Glénat.

Générique du podcast : Hands of the wind, de Manuel DELSOL

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